À Propos

Contexte

 

Alors que la tendance mondiale indique un déplacement de la production et de l’utilisation des produits chimiques des pays développés vers les pays en développement, le secteur chimique en Afrique est amené à jouer un rôle de plus en plus important dans de nombreux pays du continent. La plupart des pays africains ont vu leur production industrielle et agricole s’intensifier, accompagnée d’un recours conséquent aux intrants chimiques. Des produits chimiques industriels dangereux tels que les polluants organiques persistants (POP), les pesticides, l’arsenic, le cadmium, le plomb et le mercure continuent d’être utilisés et sont rejetés directement dans le sol, l’air et l’eau, avec des conséquences majeures sur l’environnement et la santé des populations.

 

Les gouvernements nationaux et locaux sont souvent limités à la fois en termes de ressources et de capacité à faire face à l’augmentation rapide du volume et du type de déchets dangereux en raison des phénomènes de croissance économique, d’urbanisation et d’industrialisation. La pollution des sols, de l’eau et de l’air ont des effets de plus en plus graves sur la santé des population et sur l’environnement, tandis que l’exposition cumulée et combinée à ces substances chimiques contribue à l’apparition de diverses maladies chroniques chez l’homme.

 

Face à ce constat, il est fondamental de sensibiliser davantage les décideurs politiques aux effets des produits chimiques et des déchets afin d’intégrer pleinement leur gestion dans la planification nationale. Des améliorations doivent notamment être apportées dans les domaines de la sensibilisation, de la connaissance, de la gestion de l’information et de la communication autour des produits chimiques afin de fournir un cadre d’action.

 

Objectif

 

L’ONU Environnement, l’OMS et l’Africa Institute ont créé un partenariat solide pour renforcer les capacités afin de mettre en place système de surveillance et de gestion de l’information intégré dans les domaines de la santé et de l’environnement. Ce système permet aux pays membres d’établir des politiques fondées sur des données factuelles et de prendre des décisions éclairées sur la gestion rationnelle des produits chimiques et les maladies qui y sont liées.

 

Le projet ChemObs vise à :

  • Permettre aux pays de remplir les obligations qui leur incombent au titre des conventions de Bâle, de Rotterdam et de Stockholm, notamment l’Objectif de Développement Durable 12.4.1
  • Promouvoir l’élaboration de politiques fondées sur des éléments factuels
  • Accroître les investissements dans les infrastructures de traitement des déchets et produits chimiques

 

Ces objectifs ne pourront être atteints qu’donnant aux pays membres les moyens d’acquérir des compétences et en leur fournissant une assistance technique afin de les sensibiliser davantage aux conséquences sanitaires, environnementales et économiques des produits chimiques nocifs, afin d’être communiqué aux décideurs politiques au niveau national.

 

Création de l’Observatoire pour les Produits Chimiques (ChemObs)

 

L’observatoire ChemObs entend faciliter le lien entre les diverses sources d’information dans les domaines scientifiques ayant trait à la santé et à l’environnement en ce qui concerne la gestion des produits chimiques et des déchets dangereux tout au long de leur cycle de vie. Il vise à inclure les analyses de politiques, les données disponibles et les indicateurs pertinents pour accroître les connaissances que nous avons sur les produits chimiques, leurs effets sur la santé et l’environnement, mais également leur production, utilisation, transport et élimination.

L’observatoire ChemObs se concentre sur les produits chimiques encadrés par les conventions de Bâle, Rotterdam, Stockholm et Minamata, par le protocole de Montréal, ainsi que sur les produits chimiques désignés comme hautement prioritaires en vertu de l’approche stratégique de la gestion internationale des produits chimiques (SAICM). L’encadrement de ces produits chimiques est un enjeu global visant à prévenir l’exposition des êtres humains et de l’environnement à des substances nocives et des déchets dangereux grâce à une réduction significative de leur production, utilisation, consommation et émission. Le développement progressif de l’observatoire permettra de renforcer les capacités humaines et institutionnelles pour une meilleure gestion des produits chimiques.

 

Plateforme de partage de données de Chemobs

 

Le site web est conçu comme une plateforme de partage de données pour communiquer sur les résultats obtenus grâce aux calculateurs, accéder à la documentation d’utilisation des outils, et plus généralement, partager les informations produites par ChemObs. Cette plateforme constitue un point d’information central pour toutes les parties prenantes et les bénéficiaires du projet afin de prendre connaissance des outils de prise de décision qu’il contient. Ces outils peuvent être utilisés pour intégrer la gestion des produits chimiques dans les décisions et plans et processus de développement nationaux.

Ils comprennent :

  • Le calculateur du coût économique de l’inaction (développé par Pure Earth) permettant de calculer les coûts économiques liés à l’inaction en matière de gestion des produits chimiques, en unités d’années de vie corrigées de l’incapacité (AVCI), en diminution du Q.I. et en dollars américains,
  • Le calculateur de risques et de vulnérabilité (développé par PAN-UK) permettant d’identifier le niveau de risque lié à l’exposition aux produits chimiques, calculé à l’aide de données portant sur les sites contaminés et permettant de classer ces sites par ordre de priorité d’intervention,
  • MapX : une plateforme cartographique web créée par PNUE/GRID-Genève permettant de visualiser et de partager les résultats finaux générés par les calculateurs sous forme interactive et dynamique.

 

A ce stade du projet, cinq pays pilotes ont été sélectionnés pour tester ces outils: le Kenya, la Tanzanie, le Sénégal, le Gabon et l’Ethiopie.

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